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L’intuition
« Avant, j’étais dominé par les trois R, soit le ré- alisme, le raisonnable et le rationnel. C’étaient là mes points d’ancrage des choix que je faisais. Probablement à cause de l’éducation familiale que j’avais reçue, je me questionnais beaucoup. J’avais ce besoin d’être validé.
Mais, au  l du temps, à travers les épreuves, c’est sûr que je suis retombé dans mes souliers! J’ai donc désormais accès à l’intuition, ma petite voix. »
Pour lui, il n’y a rien de banal dans la vie. « Je crois que nous savons quand c’est l’Intuition ou l’invisible qui nous parle en se manifestant dans le visible. Dans ce temps-là, les choix sont plus faciles. Il s’agit simplement de déployer nos an- tennes et être à l’écoute des choix à faire. »
D’un côté, il y a la raison, mais quand nous hé- sitons, quand tout n’est pas clair, il importe de laisser monter l’inspiration en nous...
Le souf e
« Tout cela a rapport avec le souf e aussi. Être inspiré ou aspiré; que les choses transpirent; on a tout intérêt de seulement être à l’écoute de nous-mêmes de façon organique et intuitive, car je pense que nous sommes reliés à quelque chose de plus grand que notre petite personne. Cela contient des éléments informatifs... des éléments de réponses intuitives relativement au meilleur chemin à prendre.
Sinon, on peut être en réaction et on se retrouve à rencontrer les mêmes blocages. Aller vers l’in- tuition et l’inconnu en faisant con ance à la vie, puisqu’il s’y trouve des réponses insoupçon- nées. »
L’action
Souvent, la volonté ne donne rien. Donc, c’est souvent de laisser monter l’inspiration tout sim- plement qui fonctionne. « Il importe de lâcher prise et sortir du cloisonnement mental en sor- tant du cadre,  nalement.
Je sors de ma zone de confort. Je cite ici feu Guy Corneau qui disait : “Trois types de réponses existent fréquemment relativement aux choix. Nous réagissons par la fuite, la paralysie ou en faisant face.”
Moi j’ai fait cet amalgame avec les choix. » Enlever l’étiquette du bien et du mal...
Patrice était premier de classe et il a toujours voulu bien faire, bien répondre. Mais il s’est ren- du compte qu’il lui fallait aussi s’autoriser ce qui venait spontanément.
« À l’heure d’un choix, d’en parler c’est bien, et écrire aussi. Parce que, souvent, c’est d’un fouil- lis dans notre tête! Aller ailleurs, physiquement aussi, peut aider et peut susciter un autre re- gard... c’est une question de perspective! »
Les gourous
J’attire son attention sur le fait que beaucoup de gens délaissent leur libre arbitre pour laisser les autres décider des choses à leur place.
« Moi, j’étais un dépendant de nature et ça me met en colère quand je vois des gourous qui pro tent de la dépendance! Il importe de se questionner à ce sujet.
Et n’oublions pas qu’aussi, lorsqu’on demande aux autres, ils ne nous donneront pas nécessai- rement l’élan pour suggérer de prendre notre envol comme la mère oiseau qui pousse ses pe- tits hors du nid pour leur donner des ailes.
D’ailleurs, la nature à cet effet est tellement bien faite! C’est bon de visionner des documen- taires animaliers, car ils nous donnent de bonnes réponses (rires)! »
Mais le problème se situe où, selon Patrice? « Le problème avec la civilisation actuelle est que les gens ont tellement de choix qu’ils peuvent faire, qu’ils peuvent s’y perdre!
Ce n’est pas toujours évident de se donner un espace pour bien se connaître. Il y a peut-être des réponses qu’on ne veut pas voir. Je crois pour ma part que c’est bien de tout mettre sur la table et de demander à la vie.
Car il existe ce réservoir d’intuition et, pour y ac- céder, on doit accepter cette part d’inconnu qui existe aussi.
Par rapport à des choix urgents à faire, le corps nous parle beaucoup aussi, alors on doit y ré- pondre. Et puis il y a toujours Internet, où on peut faire des recherches sur les choix à faire... on peut y trouver de l’Inspiration. »
Selon lui, et j’ai tendance à penser la même chose, nous vivons dans un monde de polarité, mais il existe la voix du neutre aussi. Elle fait le pont entre le positif et le négatif. C’est le point zéro. C’est un endroit où se retrouve quelque chose de très fécond.
POUR LA LÉGÈRETÉ D’ÊTRE
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À coup de plume - Février 2018








































































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