Page 59 - ACP Magazine janvier 2018
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d’aliments sains et ainsi d’augmenter sa consommation de  bres, grains entiers, légumes, vitamines et minéraux, tels que le fer et le calcium. Sans compter que les repas faits maison sont habituellement moins salés et moins gras que ceux du commerce. C’est pour cette raison que l’on peut dire que les repas cuisinés à la maison et mangés en famille tendent à améliorer les habitudes alimentaires de nos enfants et adolescents!
PARLONS-EN DE NOS ADO... RABLES!
Rendus à l’adolescence, les jeunes trouvent souvent que ce n’est pas vrai- ment «cool» de manger en famille. Si on les laisse faire, ils passent 3 minutes à manger un repas qui en a pris 60 à préparer. Encore chanceux s’ils se présentent à table ! Or, que faire ?
Selon moi, même si la conversation se limite à quelques « ouais », les ados ont besoin de nous, les membres de leur famille. Le fait de s’asseoir et de partager un repas avec eux est une façon toute simple de leur dire « Je t’aime », « Tu es important(e) pour moi », ou encore «Continue, fais-toi con ance».
De plus, puisque l’adolescence est la 2e période de croissance la plus impor- tante dans leur vie, c’est le temps de leur offrir ce qu’il y a de plus nourrissant à manger. Il ne faut pas s’inquiéter outre
mesure si notre ado saute dans la boîte de céréales avant de souper. Il ou elle a souvent faim et le fait de manger un gros bol de céréales peu sucrées (maximum 10 g de sucre pour 55 g de céréales), arrosé de lait ou de boisson de soya, est une manière saine de patienter jusqu’au souper.
J’AIME PAS ÇA !
Que faire lorsque les enfants ne veulent pas manger ? Pas de panique, on encou- rage doucement notre enfant à tester les nouveaux aliments. À force de goûter un nouvel aliment, il  nira par l’aimer... ou pas. Notre rôle est d’offrir un repas sain, de le manger avec notre enfant sans broncher ni faire de remarques. On laisse notre enfant découvrir le goût des aliments moins aimés, à son rythme. Parfois, c’est rendu à l’adoles- cence qu’il  nira par aimer ses brocolis, ses carottes ou ses petits pois, l’essen- tiel est de partager ce repas ensemble et prendre le temps de se parler. L’heure des repas n’est pas le moment de régler les con its, mais plutôt une opportunité d’être assis ensemble autour d’une table à rire, discuter et manger.
Une chose est certaine, qu’ils soient tumultueux ou hilarants, vous garderez de bons souvenirs de ces repas partagés avec vos ados et vos enfants! Soyez patients! C’est à long terme que la magie opère !
P r la légèreté d’ê e
  Johanne Vézina est nutritionniste
Rendez-vous sur www.johannevezina.com pour en savoir davantage.
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  À coup de plume - Janvier 2018





















































































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