Page 51 - ACP Magazine janvier 2018
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 une hypnothérapeute, mon médecin de famille et... un nouveau spécialiste, puisque celui que j’ai, ça ne colle pas du tout avec moi.
Ce que j’ai appris durant mes quarante- huit années de vie, c’est qu’il y a toujours matière à être surpris. Rien, non rien, n’est jamais coulé dans le béton. Le changement est partout et dans notre corps aussi. Ce que je tiens pour vrai est que chaque situation peut se transformer.
Tous les gens consultés sont ou seront au courant de ma démarche en santé globale. Et ils devront tous respecter ce processus dans lequel je commence une nouvelle vie. Je ne dis pas que je ne ferai pas appel à d’autres genres de disciplines pour me venir en aide. Pour l’heure, les gens choisis sont, quant à moi, une équipe gagnante.
C’est donc dans cette optique globale que je me suis rendue la première fois consulter mon hypnothérapeute. J’ai été très bien accueillie. Son bureau était propice à la détente et j’ai répondu à ses questions sur ma vie et ma santé. Du coup, j’y ai établi beaucoup de liens avec moi et les gens de ma famille. Souvent, ce qui nous saute aux yeux est plus dif cile à voir !
Après avoir discuté un moment, elle m’a invitée à prendre place dans un fauteuil confortable. L’hypnose qu’elle me proposait ce jour-là se faisait en deux temps. Nous avons commencé et dès le début, j’ai ressenti comme une espèce de boule sèche dans la gorge
qui prenait de plus en plus de place. Elle a alors proposé la deuxième phase plus rapidement et la transe hypnotique s’est immédiatement installée.
Je me sentais en con ance avec elle. Je me souviens de m’être dit que sa voix douce et tranquille avait quelque chose d’un peu «magique». Et ensuite, rien. Je ne me souviens plus. Ce dont je me souviens c’est que lorsque je suis « revenue » de cette transe, j’avais des étourdissements et une légère nausée.
Elle me ramena à nouveau. C’est un souvenir  ou, mais il est tout de même présent. Lorsque j’ai ouvert les yeux, j’avais le visage tout détrempé, les yeux mouillés et j’étais extrêmement calme. Je me souviens de lui avoir dit que j’avais l’impression d’avoir pris des calmants.
Elle m’a offert du chocolat noir, histoire de me donner un coup d’énergie, j’ima- gine. Et tout est revenu à la normale. J’étais si reposée! Je me sentais si bien! À vrai dire, d’aussi loin que je me souvienne, jamais je ne me suis sentie aussi bien.
Le soir venu, je ne me suis pas fait prier pour me coucher. J’étais vraiment fati- guée et j’ai dormi comme un bébé «neuf»! Le lendemain, toute la journée j’ai eu mal à la tête, mais cela n’a duré qu’une journée.
Je me disais ensuite que j’avais vécu quelque chose d’agréable, sans plus. Mais j’ai constaté des chan- gements majeurs sur le plan de ma
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À coup de plume - Janvier 2018
  




















































































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