Page 46 - ACP Magazine janvier 2018
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P r la légèreté d’ê e
LES RÉFLEXIONS DE KOKOUM
Le pardon!
PAR GINETTE NADON – EASTERN STAR – ANISHINAABE IKWE
 « Al s, c menç s d c p  n s p d n  à n s- mêmes, d  s-n s. Pas facile, c  cela demande une  ande in ospecti  et une  ande  anchise relativement à s . »
Lors de mon divorce, le juge m’a demandé : « Lui avez-vous pardonné ? »
Ma réponse fut : « Si oublier veut dire pardonner, alors jamais je ne lui pardonnerai.» À l’époque, on m’avait dit que de pardonner voulait aussi dire oublier ce qu’on m’avait fait. Pour moi, il était alors clair que jamais je ne pour- rais pardonner, puisque je ne pouvais oublier tout le mal qu’on m’avait fait.
Plus tard dans ma vie, j’entendis dire que pardonner ne voulait pas dire oublier, que malgré le fait qu’on ne pouvait oublier, on pouvait pardonner.
OK et encore! Il fut un temps où on m’avait dit que pour avoir à pardonner, il fallait que la personne qui nous avait fait du tort ait eu une intention claire de nous blesser. Dans ma tête, je me disais que c’était certain que personne sur terre ne pouvait avoir l’intention claire de blesser ou de faire du mal à ceux qu’on aime, donc je n’avais pas à pardonner à qui que ce soit.
Il est expliqué que le pardon est le résultat de l’acte de pardonner, la rémis- sion d’une faute. C’est tenir une offense, une faute, pour nulle (et/ou l’excuser) et renoncer à en tirer vengeance.1 Dans
 1 https ://fr.wikipedia.org/wiki/Pardon
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  À coup de plume - Janvier 2018
  





















































































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