Page 40 - ACP Magazine janvier 2018
P. 40

P r la légèreté d’ê e
« Il n’est c tes pas facile de décid  d’en t min  avec une relati  signifiante c me celle d’une mère et de s  fils, mais si elle est t ique, n s dev s n s aim  suffisamment p r y me re un t me. »
qui se prend tout dans la gueule sans rien dire, c’est tout.
Quant à mon ex-mari, qu’il le garde près de lui en lui racontant sa vision et en faisant d’elle la réalité de mon  ls s’il le veut! Je ne m’interposerai plus maintenant. Car plus je tente de réta- blir les faits, pire c’est.
Le souhait que je fais aujourd’hui est qu’il soit heureux et, bien sincèrement, qu’il ait une belle vie et un père à la hauteur de ce que je sais qu’il peut être.
Je me dis maintenant qu’il est arrivé le temps ou parler de l’aliénation paren- tale (homme ou femme peuvent être des parents aliénants) est plus qu’arrivé.
Beaucoup de gens qui se séparent ou qui divorcent de nos jours pensent au bien des enfants avant leur propre bien et c’est à preuve qu’il y a une certaine évolution dans les comportements et les modes de pensées parentales.
En ce qui concerne les abus, des enfants les perpètrent sur les personnes qui leur ont donné le plus beau cadeau qui soit, la vie, et je crois qu’il est temps que nous brisions des tabous relati- vement à ce genre de violence qui s’inculque de parents en descendance et qui ne fait que du mal.
Pour répondre au titre qui est en fait une question, bien que j’aime vérita- blement mon enfant, non, je ne crois pas que j’ai tout à lui pardonner. Je crois qu’en avançant comme je le fais actuellement, je me permets de sortir du silence si longtemps camou é derrière mes sourires.
Et je crois qu’il a à se pardonner lui-même, certes pas les erreurs de jugement et de discernement du passé de sa tendre enfance ou de son adolescence, mais son attitude d’au- jourd’hui, sans contredit.
Et même s’il m’est dif cile de ne pas penser à mon  ls sans éprouver une grande tristesse, je sais maintenant que s’il revenait dans ma vie, j’en éprouverais davantage. Je divorce de mon enfant parce que je décide de me choisir dans ma vie.
Je suis désormais décidée à être heureuse avec ce que j’ai et les personnes présentes dans ma vie plutôt qu’avec tout ce que je ne possède pas et tous ceux qui ne sont pas là pour m’aimer en retour.
Je fais le choix de poursuivre ma route de mère autrement que dans la souf- france, l’abus et les conséquences d’une manipulation qui noircit tout sur
40
À coup de plume - Janvier 2018
  



















































































   38   39   40   41   42