Page 35 - ACP Magazine janvier 2018
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 dus, encore une fois, abandonner tout espoir, et je continuai à fusionner en silence.
Plusieurs années plus tard, je prononçai une conférence traitant de l’importance du pardon et je proposai des moyens concrets pour y arriver. Au terme de la rencontre, je demandai à Carrolle, ma collabora- trice et une excellente amie, d’amener les participants à vivre une expérience de pardon. Dans une atmosphère d’agréable détente, elle leur demanda
de penser à une personne à laquelle ils n’avaient pas encore pardonné. Puis elle leur proposa de prendre cette personne dans leurs bras en pensée et de lui demander pardon de l’avoir jugée et critiquée.
Il faut dire que j’avais préalablement expliqué que si on avait à pardonner à quelqu’un, c’est qu’on avait obligatoire- ment jugé cette personne auparavant. Je suivis donc, moi aussi, la démarche – mentalement, non avec le cœur – et tentai l’expérience en prenant François
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« Dans une atmosphère d’a éable détente, elle le  demanda de pens  à une p s ne à laquelle ils n’avaient pas enc e p d né. »
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À coup de plume - Janvier 2018
  


























































































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