Page 16 - ACP Magazine janvier 2018
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qu’il voyait là une opportunité d’étirer sa zone de confort et d’être lui-même, comme il a désormais choisi de l’être.
À dire vrai, j’ai approché Daniel pour que nous parlions de pardon, mais une fois l’entrevue terminée, la « jasette » a continué, si bien que les con dences sur sa vie m’étaient partagées et moi, je les accueillais, honorée que j’étais par cette con ance qu’il éprouvait envers moi.
AVANT VS APRÈS
Il m’avoue : « Moi, j’étais bon pour me taper dessus. Je me dépréciais et j’étais vraiment convaincu que je ne valais pas grand-chose. Donc, pour moi, je méri- tais ce que je vivais de malheurs. »
S’il me dit aussi que les raisons qui l’ont poussé à consulter la première fois n’étaient pas pour lui-même, son chemi- nement a pris une tournure différente avec le temps. «J’ai cessé de céder mon pouvoir aux autres et je m’af rme maintenant. »
Celui qui sait parler des «vraies affaires » se fait  er, libre et authentique, car, comme il le dit si bien lui-même: «en m’autorisant à être moi-même, je reprends vie ! »
Il sait que le chemin entrepris il y a près de deux ans sera la route qu’il parcourra jusqu’à la  n de ses jours et il n’en retire que des bienfaits.
DE NOMBREUX AVANTAGES
Comme père, il se sent mieux outillé pour gérer son quotidien et capable de dire non sans avoir peur de cesser de se faire aimer et respecter. En tant qu’amis, ceux qui le côtoient voient indubitable- ment une nette différence.
Dans la vie en général, il sait désor- mais que prendre sa place n’enlève rien à quiconque. Il prend la sienne, tout simplement.
«Je m’autorise à avoir le droit d’être heureux, de penser à moi!» Et si nous faisions comme lui? Si chacun d’entre nous s’autorisait ce droit fondamental au bonheur sans que cela se fasse au détriment des autres ?
Le monde serait meilleur et, ça, c’est indéniable !
P r la légèreté d’ê e
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À coup de plume - Janvier 2018
  



















































































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