Page 11 - ACP Magazine janvier 2018
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ment duré. Il faut comprendre que la douleur fait partie de la vie, mais que la souffrance est optionnelle !
«Par exemple, me dit Céline, l’inceste qu’on m’a fait subir a duré cinq années, mais moi j’ai souffert pendant trente années de plus, parce que je ne savais pas comment faire autrement. J’étais très en colère. Ensuite, je me suis posi- tionnée en victime... ce qui n’est pas mieux. Mais, après tout ça, est arrivé un truc merveilleux, c’est-à-dire la prise de conscience et de responsabilité.
Je ne suis pas responsable de ce qui m’est arrivé, mais je suis responsable de ce que j’en fais.
LA DÉFINITION DU PARDON
Faire le choix d’accueillir nos émotions pour ensuite en retirer l’apprentissage et laisser-aller pour ouvrir son cœur à nouveau est merveilleux.
La prise de responsabilité est majeure dans le pardon. C’est faire le choix qu’une situation ne contamine plus notre moment présent. Ainsi, je refuse de la laisser contaminer mon cœur plus longtemps, puisque je veux le conserver rose. Retirer des apprentissages, c’est de m’écouter encore davantage parce que j’apprends. Il est possible de s’af-  rmer avec respect et amour aussi.
Alors, je m’af rme et je lâche prise. Si ce n’est pas possible de s’af rmer, il faut assumer. C’est d’ailleurs une des clés importantes du pardon.
LA RECETTE DU PARDON
Il faut un certain entraînement. C’est un choix que nous faisons chaque jour, et parfois, plusieurs fois par jour.
La vie est parfaitement faite. Elle te donne l’occasion de vivre des situations où tu as le choix de retenir ou d’évacuer les émotions vécues.
Dans mon cas, je me suis attardée à écrire mes émotions, ce qui a été très puissant pour moi. Et j’ai écrit beau- coup. J’ai activé ma conscience.
J’aime bien l’exercice de la position perceptuelle ou le vol de l’aigle, comme j’aime l’appeler. Je me permets de vivre mon émotion, puis sincèrement l’émotion de l’autre. Par la suite, tout comme un aigle, je regarde la situation de façon objective. Je peux voir ce que moi et l’autre vivons en même temps. Par exemple, l’aigle pourrait arriver à la conclusion : « Voici deux personnes qui ne savent pas nécessairement communi- quer. Elles parlent par leurs blessures. »
Ainsi, on consent à ne plus donner d’intention à l’autre. On ne doit pas
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« La vie est p faitement faite. Elle te d ne l’occasi  de vivre des situati s où tu as le ch x de reten    d’évacu 
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À coup de plume - Janvier 2018
  
















































































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