L’alliée du deuil à votre service

C’est une femme douce et aimante Karine Leclerc. On l’imaginerait fort bien œuvrer auprès des enfants en garderie ou comme nounou, mais il n’en est rien.

Son entreprise, Karine Leclerc — alliée du deuil existe depuis un peu plus de trois ans, mais déjà, en 2008, elle aidait les personnes endeuillées. Plusieurs sont surpris lorsque je leur parle de Karine et du fait qu’elle ait choisi le qualificatif d’alliée pour parler du deuil, mais lorsqu’elle nous explique pourquoi elle a opté pour ce terme, on comprend un peu mieux quel genre de femme elle est.

« J’ai choisi ce terme très consciemment. Dans la vie, je suis loyale et alliée fait référence à la guerre… J’ai si longtemps approché le deuil en tant qu’ennemi (soupir), je désire maintenant travailler à ses côtés telle une alliée. »

Pour elle, la mort a déjà été une guerre parce qu’elle l’associait à la souffrance. « Lorsque la mort frappe, on se sent un peu pris comme dans l’œil d’une tornade… on est coupé du reste. »

Par ses conférences immortelles, les cafés mortels, les rencontres individuelles et les rencontres de groupe, elle offre aux personnes vivant le deuil de s’impliquer sans les brusquer et d’ainsi soigner leur deuil.

Le deuil est un processus. C’est un peu comme le chemin de Compostelle, m’explique Karine : « On ne peut contrôler un état qui ne se contrôle pas. »  C’est pourquoi elle propose aux gens d’accueillir en vivant leurs émotions, de parler avec elle ou entre eux.

Ce qui importe est de comprendre qu’au moment du deuil, on ne sera peut-être pas toujours solide. « Plus on tente de tout contrôler et plus c’est long! » 

Les conférences immortelles permettent aux participants de sortir de l’isolement sans trop d’implication de leur part et d’entendre parler de choses nécessaires lorsqu’ils vivent un deuil ou s’apprêtent à en vivre un.

Les cafés mortels sont organisés dans des lieux où les gens peuvent se déposer et parler de la mort, de leur mort ou du deuil qu’ils vivent ou qu’ils vivront. Ils peuvent aussi ne faire qu’écouter. 

« Il y a énormément de gens qui s’ouvrent et d’autres non et c’est très correct aussi. »

Karine offre également des conférences pour les professionnels, toutes ces personnes qui côtoient le deuil, comme les enseignants, les policiers, les ambulanciers, etc.

La mort n’aura jamais été aussi d’actualité. Mais il est peut-être temps de lui faire un peu plus de place que dans les peurs et les chuchotements.  Pourquoi ne pas la mettre en lumière pour faire changement?

Pour davantage d’informations, visitez www.karineleclerc-deuil.com

 

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